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Communiqué de presse

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La commune active sur la reprise d’activités de la carrière dite de « Coste Belle ».
Il est important d’effectuer une mise au point, à l’heure où tout est dit et son contraire concernant la carrière de marbre dite du Mont Caume, au lieu-dit « Coste Belle ».

En préambule, de quoi parle-t-on ?

Il s’agit de la plus grande carrière de marbre de l’arc méditerranéen français reconnue par sa qualité, dont l’origine de l’exploitation remonte à 1976.
Ce marbre a notamment servi pour le Fort St Jean et la Gare St Charles à Marseille ou encore pour la Gare Aix TGV.
Cette carrière est située sur un site privé (Domaine d’Orves).
Entre le 14 mai et le 14 juin 2018 s’est déroulée une enquête publique concernant la demande d’autorisation d’exploitation et d’extension de cette carrière par la Société Technipierres pour une durée de 30 ans.
L’activité ne s’est jamais arrêtée contrairement à ce que certains prétendent et se poursuit en continu depuis plus de 40 ans.
Par exemple en 2011, il y a eu 154 tonnes d’extraction, 632 en 2012, 1567 tonnes en 2014 (année de fin d’autorisation préfectorale d’extraction). Les chargements se sont poursuivis pour évacuer les stocks, En 2016, 14 sur 5 jours, en 2017, il y a eu 21 chargements sur 13 jours.
Comme pour tous les camions, la commune a ainsi toujours délivré des dérogations de tonnage.
La société Technipierres envisage dans son projet de renouvellement d’activités, un maximum de 50 rotations par an : « Sachant que cela dépendra des chantiers qu’ils auront, cela ne sera jamais certainement atteint si l’on se fie aux chiffres des années précédentes » explique Blandine Monier.

La commune active pour régler le problème de la circulation des camions

Comme l’a rappelé Blandine Monier, la sécurité des habitants est une priorité. Et la dangerosité des routes ne concerne pas que la Carrière (car on parle d’une dizaine de jours par an) mais l’ensemble des camions.
La commune accorde ainsi des dérogations, sur des créneaux horaires bien définis, en dehors des passages des bus scolaires : « La sécurité de nos enfants et de nos administrés est bien sûr une priorité, c’est pour cela que j’ai initié l’organisation de plusieurs réunions de concertation avec tous les acteurs concernés alors qu’à contrario, le Collectif Danger Camion n’a jamais convié le Maire à leur réunion publique du 6 juin » explique Blandine Monier. Le Maire a ainsi initié des réunions participatives (8 juin, du 3 et 5 juillet) et a constitué un groupe de travail pour envisager les dispositifs à mettre en place, sachant qu’il faudra attendre les avis du commissaire enquêteur et de la commission CNDPS du 11 septembre. « Le département va donner son avis gestionnaire sur les ouvrages et ponts départementaux. La commune ne disposant pas de ces éléments, elle a demandé à la SPL ID 83 de faire un diagnostic sur l’ancien chemin de Signes et sur les ouvrages de type pont, afin de connaître le montant du coût des études à réaliser et prendre connaissance du tonnage supportable sur ces voies et ouvrages ».

La municipalité entend aussi travailler sur des solutions alternatives

Au cours de ces réunions initiées par le maire, le sujet a été abordé notamment avec la Société Technipierres, la Dreal, l’animateur du PIDAF Sud Sainte Baume, des représentants du collectif, pour savoir si d’autres itinéraires seraient envisageables. Comme l’a rappelé Blandine Monier lors du conseil municipal : « Ce ne sera pas simple, car il y a des zones privées, des chemins à créer, sans parler du financement. Mais jusqu’à présent aucun de nos prédécesseurs ne s’était penché sur cette problématique, et nous entendons bien étudier les différentes pistes possibles.
Nous avons aussi demandé à la société de mettre en place un véhicule escorte, de limiter les rotations en faisant des convois, un à l’aller et un au retour par jour, ou encore d’avertir les administrés ».
D’autre part, la commune a immédiatement réagi à l’incident du 2 juillet 2018. En effet ce 2 juillet, des camions de la société en charge de l’exploitation de la carrière ont circulé, alors qu’ils n’avaient pas l’autorisation et de plus n’ont pas respecté les créneaux horaires accordés lors des précédentes dérogations. Aussi, la municipalité a établi un procès-verbal.

Article publié le 16 juillet 2018 - Lu 219 fois.